Alcoologie & Addictologie — Usagers & associations, stratégies de RdRD, l’expérience de la cigarette électronique

Aiduce, Alcoologie et Addictologie mars 2018Brice Lepoutre, président de Aiduce, avait participé en avril 2016 à l’audition publique à l’initiative de la Fédération Française d’Addictologie “Réduction des risques et des dommages liés aux conduites addictives”. La retranscription est publiée dans le Volume 40 No 1 (2018) de mars 2018 du journal Alcoologie et addictologie.

La presse saura-t-elle lire ce retour d’expérience et le relayer à un niveau plus sérieux que des articles de pseudo-science ? Il reste en tout point d’une actualité certaine tellement les actions de santé publique sont lentes et contradictoires, tellement l’irresponsabilité des autorités sanitaires s’attache à préférer voir 73 000 citoyens mourir prématurément plutôt que d’en voir quelques millions prendre plaisir à utiliser un produit moderne dénué des catastrophiques défauts de la cigarette de tabac dont ils protègent ainsi indirectement la vente et les méfaits.

L’Aiduce se propose ainsi d’être l’interlocuteur privilégié de tout organisme qui souhaiterait s’informer sur la vape,
ou l’intégrer par exemple dans un arsenal destiné à réduire les risques liés au tabagisme.
[…]
Actuellement, et compte tenu du contexte, l’Aiduce se trouve malheureusement contrainte de concentrer et diriger ses actions vers la défense du droit de vapoter, la lutte contre l’amalgame vape/tabagisme et la désinformation.
[…]
Devant les menaces légales et règlementaires et les attaques répétées dont la vape et ses utilisateurs font l’objet, l’Aiduce parvient encore à assurer un lien entre spécialistes de la santé/chercheurs et utilisateurs, à défendre les intérêts des vapoteurs et à se faire l’écho de leurs préoccupations vis-à-vis des fabricants (composition des liquides, importance des informations de sécurité, limites des dispositifs plus anciens, normalisation AFNOR)

[…]

A l’avenir, et afin d’optimiser une politique de réduction des risques, une association de vapoteurs doit ainsi avoir sa place dans :

  • Les décisions prises dans le cadre de la réduction des risques tabagiques par l’utilisation de la cigarette électronique.
  • Les études indépendantes qui permettront de faire avancer les connaissances sur le sujet.
  • La mobilisation des vapoteurs pour faciliter la réalisation des études et recherches spécifiques.
  • La participation à une veille sanitaire sur le suivi des connaissances, les dispositifs, les e-liquides, les bonnes pratiques… par le canal éventuel d’une commission.
  • L’évolution du matériel et des liquides disponibles.
  • La communication à destination des usagers en particulier.
  • Plus généralement, la validation des communications réalisées sur le sujet en direction du public et des décideurs.

[…]

Conclusion

Il faut accepter que le plaisir puisse être une composante de l’arrêt d’une addiction et qu’il s’agisse d’une condition pour une adhésion massive à une démarche en ce sens.
Alcoologie et addictologie, Volume 40 No.1 (2018) mars 2018

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